Sanofi, le fric plutôt que la santé !

Fric, fric et fric. C’est un peu la chronique de ce que représente Sanofi. Alors que nous sommes en pleine pandémie mondiale, le géant pharmaceutique Français, qui vit sous perfusion d’argent public, incapable de produire un vaccin, entend supprimer des centaines de postes, notamment dans la recherche.

Ce matin un rassemblement était organisé à Bercy par les salariés de Sanofi en Lutte.

Avec Sanofi nous avons un cas d’école de l’impasse du modèle capitaliste. Face à une pandémie mondiale, où la vaccination massive est la clé pour sortir la tête de l’eau, les pouvoirs publics devraient être dans une colère noire contre ce groupe.  Pourtant pas plus tard que la semaine dernière Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l’Industrie, a salué « l’exploit de Sanofi » pour reprendre les termes du Député François Ruffin présent ce matin au rassemblement. De quoi parle-t-elle ? De la création, enfin, d’un vaccin ? Non. Quand elle parle d’exploit, elle salue simplement le fait que Sanofi a annoncé « aider à partir de cet été à embouteiller ceux de Pfizer/BioNTech et de Johnson & Johnson ». La belle affaire.

La vérité c’est que ce groupe ne cherche pas à faire un vaccin, ni même à protéger les populations mais à faire du fric. Sanofi c’est une machine à cash incroyable. Rendez-vous compte, en plein crise sanitaire le groupe a continué à verser des dividendes. On parle de plus de 4 milliards d’euros en 2020 !

Ne reculant devant aucune honte, le président du Conseil d’Administration a lui vu son salaire augmenter de 100.000 euros au mois de mars 2021. Décidément le nouveau monde ressemble clairement à l’ancien. Pendant ce temps les salaires sont bloqués, et les plans de licenciements se multiplient. En 10 ans Sanofi a supprimé la moitié de ses chercheurs. Il y avait 11 laboratoires, il en reste aujourd’hui 3. Sanofi c’est même désengagé de l’ensemble des traitements non rentables. On parle d’une entreprise qui touche 150 millions de CIR par an, donc notre argent.

La colère de l’état ? Toujours pas. C’est même plutôt le grand copinage. En effet le 1er janvier 2020 Serge Weinberg, président de Sanofi, a été décoré de la légion d’honneur par Emmanuel Macron. Il faut dire que ce sont de vieux compagnons de route. Ils ont tous les deux participé à la fameuse commission ATTALI, et l’un, Monsieur Weinberg, a permis à l’autre, Monsieur Macron, de rentrer à la banque Rothschild.

Et pendant ce temps la France est la risée du monde concernant sa stratégie vaccinale. Les chiffres sont accablants, et ils datent de ce matin. Dans notre pays 6.5% de la population est désormais vaccinée. Pour le Maroc c’est 12%, la Serbie c’est 17%, les USA 18% et le Royaume-Uni quasiment à 40% !

Et maintenant on fait quoi ? Plusieurs urgences se dessinent pour mettre en place le seuil levier efficace contre la propagation du virus, à savoir la vaccination massive à grande échelle. D’abord il faut lever les brevets et mettre en place le dispositif de licence d’office et il faut ensuite réquisitionner les outils de production.

Il faudra ensuite se battre, collectivement, pour gagner la nationalisation des industries de santé et la mise en place d’un pôle public du médicament et de la recherche en France.

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