En moins de 5 mois, 2 tentatives de suicide et 1 suicide au sein du groupe UPSA, Madame Borne agissez !

Je tiens à vous alerter sur la situation de l’entreprise UPSA située en Lot-et-Garonne à Agen, appartenant à Taisho, plus grand groupe japonais de médicament en vente libre et 8ème au niveau mondial. 

Depuis 2019, et la vente du site au groupe Taisho par les américains de BMS, un climat délétère règne au sein de l’entreprise avec des menaces constantes de suppression d’emplois qui génèrent un climat de souffrance au travail extrêmement important pour les salarié-e-s du site. 

Les DRH qui se succèdent depuis le rachat de la société́ agenaise ont un objectif clair : licencier massivement au nom de la rentabilité́. Cette politique interroge la place que notre pays accorde à la santé comme bien commun extrait des logiques marchandes. 

Alors que les syndicats alertent depuis des mois sur les risques psychosociaux qui pèsent sur les salarié-e-s, la direction de l’entreprise reste silencieuse. 

Malheureusement, ce que craignait les organisations représentatives du personnel est arrivé́ hier matin. 

Un drame terrible s’est produit sur le site de l’usine UPSA à Agen. Letizia Storti, ancienne responsable syndicale FO, travaillant comme conductrice de ligne au sein de l’usine, a tenté́ de mettre fin à ses jours en se jetant du haut d’un escalier. 

Alors qu’elle ne devait prendre son service qu’à 13H, elle est venue spécialement sur son lieu de travail à 8H pour commettre ce geste désespéré́. 

Dans une lettre adressée à ses collègues, elle explique être dans une grande souffrance au travail et pointe la responsabilité́ de la direction. 

En octobre dernier, c’était un élu CGT qui avait mis fin à ses jours à son domicile en mettant également en cause la direction. Ce suicide vient d’être reconnu comme accident du travail, pointant ainsi la responsabilité́ de l’entreprise dans ce drame humain. 

En moins de cinq mois, on comptabilise deux tentatives de suicide et un suicide parmi le personnel. Combien faudra-t-il encore de morts pour que l’entreprise prenne conscience de la gravité de la situation ? 

Au regard de la gravité de la situation, je vous demande, Madame la Ministre, de convoquer en urgence la direction de l’entreprise pour exiger des mesures claires afin d’assurer la sécurité́ des salarié-e-s et de faire cesser les pressions que subissent les élu-e-s du personnel. 

Veuillez accepter, Madame la ministre, l’expression de mes salutations distinguées. 

Thomas Portes

Porte-parole national de Génération.s 

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