Colère et inquiétude.

Alors que nous alertons depuis des mois sur la poussée de l’extrême droite, de ses idées mais aussi sur la remise en cause des libertés individuelles et collectives avec le risque de voir la démocratie vaciller, la tribune publiée ce week-end par le journal Valeurs Actuelles est une alerte supplémentaire pour notre pays.

Quand des militaires, et particulièrement des hauts gradés, parlent publiquement de sédition, d’intervention au nom de la « protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national », cela n’est pas anodin.

Les précédents sont rarissimes. Deux me viennent en tête : l’affaire Dreyfus et la tentative de putsch pour garder l’Algérie Française et s’opposer à la décolonisation.

Il ne faut pas prendre à la légère cette tribune comme appellent certains à le faire. Après la découverte de dizaines de néo-nazis dans l’armée française, une police où les dérapages racistes se multiplient, nous sommes face à un danger républicain inédit.

Ce texte signé, entre autres, par Christian Piquemal radié des cadres de l’armée en 2016 suit une prise de parole lors d’une manifestation contre les migrants et l’« islamisation de l’Europe » organisée par le mouvement d’extrême droite PEGIDA, reprend toutes les thématiques de l’extrême droite.

Mais il est aussi limpide dans sa volonté de mettre l’institution militaire « nous sommes disposés à soutenir » au service de celles et ceux (les politiques) qui « prendront en considération la sauvegarde de la nation ». Le message est clair, Marine Le Pen l’a saisi au bond appelant ces militaires à la rejoindre.

L’extrême droite est incompatible avec la République, et fidèle à son histoire elle ne rêve que de coups d’états pour installer des dictatures fascistes.

L’histoire est faite de filiation. François Duprat qui a joué un rôle d’idéologue au sein de l’extrême droite française souhaitait, avec Alain Renault, la création d’un parti néofasciste en France et pensait que le FN pouvait être une médiation vers ce parti. Il rêvait d’un Chili à la française et envisageait la constitution de groupes de combat et suivait avec attention le mouvement chilien « Patria y Liberta ». Les années passent, rien ne change.

Le bruit des bottes est là, et comme l’écrit mon écrit mon camarde Ugo Palheta « la possibilité de fascisme » est là.

Cette tribune intervient aussi dans un moment où le gouvernement prépare l’arrivée de Le Pen au pouvoir en reprenant les réthoriques, comme les idées, de l’extrême droite. De l’islamogauchisme aux réunions non mixtes, en passant par la loi séparatisme et la mise en place d’un délégué au préfet d’Ile-de-France pour gérer l’immigration, le poison infuse au plus haut niveau de l’état.

Notre responsabilité, nous les progressistes, qui luttons dans les entreprises, dans la rue, dans les hémicycles, pour une société de justice sociale, de partage des richesses, de radicalité écologique est immense.

Soyons à la hauteur.

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