Un premier mai de combat !

« On ne peut pas tuer l’idée à coups de canon ni lui mettre les poucettes [menottes]. » disait Louise Michel. En cette veille du 1er mai, alors que nous célébrons les 150 ans de la Commune de Paris, plus que jamais ces mots résonnent avec une étonnante actualité.

Depuis des mois nous traversons une crise sanitaire, désormais corrélée à une crise sociale et économique inédite pour notre 5ème République. Partout les plans de licenciement se succèdent tel des épisodes de séries américaines sans que rien, ou presque, ne vienne troubler le synopsis.

Macron et sa clique ont décidé, les salariés paieront la crise. À peine la barre des 100.000 morts a-t-elle été franchie, que fleurissait sur les plateaux télés et dans les éditoriaux le fameux mantra du remboursement de la dette. Les riches peuvent se rassurer, Emmanuel Macron a confirmé mercredi sa satisfaction d’avoir supprimé l’ISF alors même que partout dans le monde la taxation des riches revient à l’ordre du jour. Avec Macron, c’est Thatcher et la France va à rebours de l’histoire.

Aujourd’hui, pour ne prendre qu’un exemple, l’usine Bridgestone de Béthune tire définitivement son rideau. Après avoir été gavée d’argent public la direction raye d’un trait de plume plus de 600 emplois, faisant basculer dans l’incertitude et la misère des centaines de familles. Silence radio de Bruno Le Maire. Et que dire de la fonderie de Bretagne que le groupe Renault a décidé de vendre après avoir touché 5 milliards d’euros de l’État grâce au plan de relance.

Partout la colère gagne du terrain. Déjà présente avant la crise, avec les gilets jaunes et les mobilisations contre la réforme des retraites, les salarié-e-s relèvent la tête, se mobilisent et exigent que le patronat rende des comptes. Alors que certains poussent des cris d’orfraie quand ils apprennent que des cadres sont retenus dans l’usine par des ouvriers qui exigent des réponses, nous devons saluer ces initiatives et soutenir les salarié-e-s en lutte. Oui ils doivent rendre des comptes.

Aujourd’hui pour nous faire taire, ils n’utilisent plus de canons mais des flash-ball ou autres grenades de désencerclements. Si les armes changent, la technique reste la même, intimider pour faire taire les revendications sociales et émancipatrices. La peur contre l’espoir. Les riches contre le peule.

Mais comme le disait Louise Michel, « on ne peut pas tuer l’idée à coups de canon » pas plus qu’à coups de matraque.

Demains soyons nombreuses et nombreux dans la rue pour célébrer cette journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

C’est notre journée.

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