Rapport du GIEC. Le temps de l’alerte est dépassé, il faut agir !

Alors que les incendies dévastent une partie de l’Europe et de la Californie, que des pluies torrentielles ont ravagé des territoires entiers en Allemagne et en Belgique, que l’Espagne souffre du manque d’eau potable, le 6ème rapport publié ce matin par le GIEC (Groupes d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est une fois de plus sans appel.

À trois mois de la conférence climat COP26 de Glasgow, il est d’ores et déjà officiel que les objectifs fixés lors de la COP21 de Paris, à savoir limiter la hausse de température en dessous de 1,5°, ne pourront être respectés si rien ne change de manière radicale.
Pire selon différents scénarios étudiés par le GIEC, la température pourrait alors augmenter de 2,1°C à 3,5°C d’ici la fin du siècle, et de 3,3°C à 5,7°C d’après les pires trajectoires, par rapport à la période 1850-1900.

Pour la première fois il existe un consensus scientifique pour dire que 100% du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. Depuis 2011, la concentration dans l’atmosphère de CO2, principal agent des gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement, n’a cessé d’augmenter pour atteindre des niveaux jamais vus depuis au moins deux millions d’années.

Face à une planète qui brûle, où certains bouleversements climatiques sont déjà irréversibles, la plupart des gouvernements sont loin de pouvoir respecter leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En France, le Conseil d’État ordonne au gouvernement de prendre « toutes mesures utiles permettant d’infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre produites sur le territoire national » afin d’assurer sa compatibilité avec les objectifs, soit une baisse de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990.

La crise économique et la crise environnementale affectent la planète, mais elles sont décuplées dans les pays pauvres. S’y attaquer frontalement, engage à prendre des mesures radicales, mettant fin au modèle productiviste pour tendre vers un développement soutenable, social et écologique.

Nous devons sans attendre sortir des logiques de prédations, mettre fin aux financements publics de toutes les activités qui détruisent la planète (industries polluantes, énergies fossiles…), développer la solidarité internationale pour aider les pays pauvres, 1ers touchés, et développer de grandes politiques qui placent au cœur de leur priorité la lutte contre le réchauffement climatique et organisent la transition écologique.

En refusant d’agir, en piétinant les positions de la convention citoyenne et en favorisant l’agenda politique et économique de lobbys financiers et industriels, Emmanuel Macron et son gouvernement portent une immense responsabilité.

Pour inverser la trajectoire mortifère dans lequel le jour d’après semble s’inscrire, cette radicalité est une condition qui doit guider nos actions politiques avec l’objectif de prendre le pouvoir.

Le temps de l’alerte est dépassé, il faut agir !

Thomas Portes, porte-parole de Sandrine Rousseau

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