Nous tiendrons bon avec comme objectif celui d’une sortie rapide de cette guerre pour déboucher sur la paix.

La guerre. Oui, la vraie. Avec des morts, des blessés, des histoires bouleversantes mais aussi le pire de l’âme humaine. Depuis que la Russie de Vladimir Poutine a décidé d’envahir l’Ukraine, les images saturent l’espace et les démons de notre passé récent ressurgissent. 

À l’heure des chaînes d’information en continu, des réseaux sociaux, nous suivons les opérations minute par minute. Encore un effort, et nous pourrions avoir une caméra au sein des commandements militaires. 

Ma génération a grandi avec les passeurs de mémoire, ces sages qui nous rappelaient inlassablement combien la guerre était une infamie, ouvrant des plaies qui ne se referment véritablement jamais. 

Si nous avions connu la guerre en Irak, en  Syrie, en Libye ou en Afghanistan, nous restions quelque part « loin » de cette réalité. Bien sur nous nous mobilisions pour la paix, nous manifestions sur les places, mais il était difficile de percer ce mur de la distance.

Depuis 72h, la sidération est corrélée à une réalité brutale. La guerre est à nos portes. Il ne s’agit pas d’un scénario de fiction, ou d’une énième crise diplomatique qui va se régler dans un sommet au cœur d’une ville au nom imprononçable. La guerre est là, les armes tonnent, les cadavres s’amoncèlent, et les armes nucléaires sont désormais posées sur la table comme option. 

Comment cela va-t-il se terminer ? Personne ne peut le dire, mais une chose est certaine :  le plus tôt sera le mieux. Trop de sang a déjà coulé. Bien sûr,  les torts ne sont pas “partagés”. L’action de la Russie est inqualifiable.  Il faut la condamner avec la plus grande fermeté et apporter tout nôtre soutien au peuple ukrainien. Cela ne devrait même pas faire débat. 

Mais doit-on refuser d’ouvrir des discussions ? L’urgence est à la désescalade et la paix. LA PAIX. Résolument. Une guerre se fait rarement dans l’intérêt des peuples. Je ne suis pas de ceux qui appellent à la livraison d’armes, ou pire à des ripostes militaires. La guerre entraîne toujours la guerre. Et nous savons, dans un passé récent et douloureux, combien livrer des armes sans vraiment regarder à qui et comment peut entraîner le pire. 

Il est irresponsable de jouer les “va-t-en guerre” alors même que la guerre est déjà là. On n’éteint pas un brasier ardent par des flammes, aussi bien intentionnées soient elle. 

La paix, toujours, en ligne de mire. Il est vrai qu’à l’heure des directs qui s’enchaînent, où experts et, trop souvent, pseudo experts viennent livrer des « analyses », où l’opinion publique est chauffée à blanc pour valider la militarisation de la réponse, tenir le cap de la paix nous coûte. Si les insultes ne nous touchent guère, les remises en causes de nos mots et de nos postions sont des moments humainement peu agréables . 

Pourtant, nous tiendrons bon avec comme objectif celui d’une sortie rapide de cette guerre pour déboucher sur la paix.

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