Oui Un autre monde est possible, et nous allons le construire ensemble.

Après une campagne incroyable, qui a fait se lever dans le pays un magnifique espoir, nous avons recueilli plus 7 700 000 de voix, soit quasiment 22% des suffrages. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli

Pour accéder au second tour de l’élection présidentielle et éviter le scénario préparé d’avance entre Le Pen et Macron, il nous a manqué environ 420.000 voix.

Comme en 2017, le second tour oppose le Président des riches et du mépris social et la candidate du racisme, de la xénophobie et de la haine identitaire.

Il faut dire les choses clairement.

Après 5 ans de quinquennat de répression, de mépris social, au service exclusif des riches, avec une banalisation jamais vue des idées comme de la rhétorique d’extrême droite, Emmanuel Macron porte une immense responsabilité dans la situation politique qui frappe notre pays.  

Les politiques de régression sociale menées depuis 5 ans, corrélées à un piétinement permanent de la démocratie et à une répression féroce de toute forme de contestation sociale sont responsables de la montée de l’extrême-droite.

De la loi séparatisme qui stigmatise la communauté musulmane à la loi sécurité globale qui s’attaque à la liberté de la presse en passant par la loi asile et immigration qui prône d’enfermer des mineurs dans des centres de rétention, Emmanuel Macron aura servi de marche pied pour diffuser au plus haut niveau de l’état les idées de l’extrême droite.

Et que dire des mots prononcés  ? Nous nous souvenons tous du « vous être trop molle » de Monsieur Darmanin à destination de Marine Le Pen ou de l’attaque organisée contre le corps enseignant et le monde universitaire sous l’égide de la bannière d’une lutte contre un prétendu  « islamogauchisme ».

Le Président a même poussé le curseur jusqu’à vouloir réhabiliter Pétain et Maurras.

Ce sont des pompiers pyromanes qui ont investi l’Elysée il y a cinq ans, et ils sont aujourd’hui sur le point de se brûler.

Combien de fois avons-nous dénoncé les dangers de banaliser l’extrême droite et de la faire monter au nom d’une stratégie électorale ? Combien de fois avons-nous alerté sur les digues que faisait sauter la macronie avec des conséquences irréparables pour l’avenir ? En mars 2021 déjà, avec mon camarade Eric Coquerel nous lancions  l’alerte au travers d’un texte signé par des dizaines de personnalités dans libération.

Nous écrivions alors :  « Nous savons que si l’extrême droite gagne des suffrages, c’est à proportion de la souffrance sociale, du désarroi et du désespoir causés par un système dont les pratiques exploiteuses et les crises destructrices conduisent au chômage, à la précarité, à la pauvreté et au ressentiment sur lequel elle joue cyniquement. Nous savons aussi que des décennies de recul et de destruction des droits, par des gouvernements quels qu’ils soient et par-delà les alternances, ont ruiné bien des espérances ».

Fort de ce texte, le 12 juin 2021, partout en France se sont tenus de grands rassemblements autour d’un appel intitulé « Pour nos libertés contre les idées d’extrême droite » signé par plus de 110 organisations.

Je souhaite rappeler cela à celles et ceux qui font aujourd’hui des procès d’intention. Je n’ai pas attendu l’entre deux tours de la présidentielle 2022 pour combattre l’extrême droite.

C’est d’ailleurs avec ce désir, et conscient de la gravité de la situation, que nous avons avec Joséphine Delpeyrat et d’autres créé en 2020 un observatoire national de lutte contre l’extrême droite.

De mes premières batailles lycéennes à mes engagements politiques et syndicaux à la CGT, j’ai toujours fait du combat contre l’extrême droite, contre le fascisme, contre le racisme, une priorité.

Mais je le dis aussi en toute transparence, la situation face à laquelle nous nous trouvons aujourd’hui n’est pas de notre responsabilité.

Pour autant, nous ne pouvons pas renvoyer dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Si nous n’avons rien à attendre du Président sortant, qui pendant 5 ans aura servi les riches, cassé les droits des travailleurs et instauré comme mode de gouvernance la violence et le mépris social, Marine Le Pen y ajoutera un mépris de race qui porte en lui les ferments d’une société de haine, raciste, xénophobe et violente.  

En proposant comme valeur cardinale la question de priorité nationale, Marine Le Pen propose d’institutionnaliser le racisme d’état et de l’inscrire dans les lois de la République.  

N’oublions jamais que cette idée a été développée en 1980 par Jean-Yves Le Galloux, époux de Anne-Laure Blanc, fille de l’ancien Waffen-SS Robert Blanc.

Derrière une façade changeante  se cache toujours le même fonds de commerce : celui d’une haine des musulmans, des étrangers, des plus fragiles. Marine Le Pen et Éric Zemmour sont les faces d’une même pièce, celui d’un projet fasciste qui rêve de faire revivre les idées de Vichy.

Cette campagne a montré combien la libération des mots et des idées s’accompagnait d’un déchainement de violence. Après chaque meeting de Zemmour, nous avons vu des appels au meurtre ou des agressions par des nervis d’extrême droite. N’oublions pas qu’il y a quelques semaines, un joueur de rugby argentin, Frederico Martin Aramburu, a été assassiné en pleine rue par un ancien syndicaliste du GUD, ami intime de proches de Marine Le Pen.  

En France l’extrême-droite continue de tuer en 2022, et nous savons qu’en cas de victoire le 24 avril nous serons exposés à encore plus de violences, de ratonades, de la part de militants organisés et armés confortés par un pouvoir qui les protégera.

Marine Le Pen est la candidate de la haine. Et en aucun cas du pouvoir d’achat, du travail et de la défense des plus fragiles. Sur les salaires ? Elle renvoie leur potentielle augmentation aux désidératas du patronat. Sur le SMIC ? Elle en refuse l’augmentation. Sur le blocage des prix ? Elle dit non. Sur les retraites  ? C’est 62, 64, 65 voire 67 ans. Sur la réduction du temps de travail ? C’est non. Sur l’encadrement des dividendes ? C’est non.  Sur la taxation de l’héritage, premier facteur d’inégalité ? Rien non plus, si ce n’est des allègements pour les grosses fortunes.

Le Pen est au service de la bourgeoisie, et ses idées sont validées par le patronat. Le Pen n’est pas la candidate du partage des richesses !

Observons ses amis en Europe pour comprendre de quelle violence sociale ils sont capables. A peine arrivé au pouvoir en Hongrie, Viktor Orban a mis place une loi autorisant le patronat à imposer 400 heures supplémentaires aux salariés payables 3 ans après,  en Autriche Sebastian Kurz a mis en place la journée de travail de 12h pour une semaine de 60 heures !

C’est pourquoi nous l’avons dit, redit, et sans aucune ambiguïté : pas une seule voix ne doit aller à Marine Le Pen !

Face à cette situation nous avons la responsabilité politique d’organiser la riposte, dans la rue et dans les urnes.

Et après ?

Dans quelques semaines va se tenir le troisième tour de l’élection présidentielle : les élections législatives.

Pendant des mois nous avons pu mesurer l’immense souffle d’espoir autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et de son programme l’avenir en commun. Près de 8 millions de personnes ont fait le choix de glisser dans l’urne un bulletin de vote pour un changement radical de société au service de la planification écologique, de la 6ème République, de l’intérêt général et du partage des richesses.

Nous pouvons être fiers. Fiers car nous avons fait revenir aux urnes des milliers de nos concitoyens, et notamment chez les jeunes et dans les quartiers populaires. Fiers car avec ce bulletin de vote des citoyens ont retrouvé de la dignité et l’envie de se battre. Fiers car nous avons réuni un pôle populaire pour construire les bases de nos futurs combats.

Avec le Parlement de l’Union Populaire, dont j’ai eu le plaisir d’être un des animateurs, nous avons montré combien le rassemblement par la base, incarné par celles et ceux qui luttent, permet de mettre en mouvement des millions de gens. Face à la désespérance alimentée par une social-démocratie en déliquescence, qui paie des années de trahison, nous avons montré combien la gauche était vivante dans notre pays.

Nous avons, je crois, rallumé les étoiles dans les yeux de millions de nos concitoyens.

Aussi aujourd’hui, en étant à la tête de ce bloc populaire, nous avons l’immense responsabilité de continuer à faire vivre cet espoir.  L’Union Populaire est désormais la seule force politique capable de barrer la route à la droite et à l’extrême droite dans ce pays.  Et nous devons le faire dès à présent lors des élections législatives.

Je suis convaincu qu’en continuant cette stratégie du parlement de l’union populaire, ou chacune et chacun peut venir avec son histoire, ses luttes, son expérience mais aussi dans le respect de sa sensibilité politique, nous avons les moyens d’imposer une cohabitation au prochain Président de la République.

Des gilets jaunes comme Geneviève Legay aux syndicalistes comme Anthnoy Smith, Mickael Wamen, Berenger Cernon, Rachel Keke, Farida Chikh, Rodrigo Arenas en passant par les militant-e-s écologistes Alama Dufour, Claire Lejeune, Aymeric Caron, aux communistes Azzedine Taibi, Sébastien Jumel, aux personnalités comme Caroline Mecary, Sophia Chouviat, Audrey Vernon, Annie Ernaux, Sophie de la Rochefoucauld, Bruno Gaccio, Laurent Binet, et tant d’autres que je ne peux citer ici, chacune et chacun a apporté sa pierre à l’édifice, transmettant une énergie incroyable au service d’un programme de rupture.

Un tel rassemblement n’a été possible que par la démarche inédite du Parlement de l’Union  Populaire mais aussi par le combat mené pendant 5 ans par les député-e-s insoumis à l’assemblée nationale. Il n’y a pas un visage de ces luttes qui n’a pas croisé un député sur un piquet de grève, sur une manifestation, une occupation voire dans un commissariat pour venir le sortir des griffes de la répression macroniste.

Nous devons continuer cette dynamique de rassemblement. Nous avons mis ce jour sur la table une proposition pour construire une nouvelle majorité gouvernementale, cest à dire une majorité politique à lAssemblée nationale. Nous proposons un nouveau parlement et un label commun aux élections législatives

Le département de Seine-Saint-Denis, qui subit de plein fouet les ravages de la politique d’Emmanuel Macron a voté à 49% pour l’Union populaire !

C’est un formidable point d’appui pour faire reculer les inégalités, les discriminations, le racisme, la casse des services publics, et redonner de la dignité et de l’espoir aux habitantes et habitants de ce département.

Dans ce département où 35% de la population à moins de 26 ans, la jeunesse nous montre la voix, et c’est avec elle que demain nous construirons ce bloc populaire majoritaire à l’échelle du pays.

Je vous le dis, vous êtes lespoir !

J’y prendrai tout ma part dans la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis sur les villes de Neuilly-Plaisance, Gournay-sur-Marne, Neuilly-sur-Marne et Noisy le Grand.

Oui Un autre monde est possible, et nous allons le construite ensemble.

Le 24 avril on élimine Marine Le Pen.

Au moins de juin, on vote pour l’Union Populaire aux élections législatives.

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